Écoute ton corps : Une personne qui s’aime ne s’interdit rien!

Au tout début d’Instagram, je me suis tournée vers ce réseau pour me guider. Mais en véritable éponge, j’ai absorbée tous les conseils à droite à gauche, et je me suis fait des films. Tout ce que je voulais c’est être en forme et avoir des abdos. J’ai été si peu en forme pendant si longtemps (je ne pratiquais vraiment aucune activé avant même à l’école), assise sur mon canapé pendant des heures…

Je me suis donc mis à suivre des nanas qui vivent en bikini, des coachs personnels et autres gourous du fitness qui respire le sport. Mais ils ont finis par infiltrer plus que mon feed, ils ont un poil infiltré mon esprit également… Ces mentors d’nternet me demandent d’inhaler des barres protéinées et des shakes à tire-larigot, de manger ceci ou cela et de bouger pour changer mon corps. Il n’y avait pas beaucoup de personnes au début qui parlait de la santé comme une sorte d’étape vers la paix intérieure mais plutôt du côté esthétique, et des « gros muscles ».

Les centaines d’influenceurs que je suivaient postaient des photos de leurs progrès quotidiens, promettant que CETTE séance d’entraînement m’aiderai à obtenir les abdos dont je rêve chaque nuit. C’est comme ça que je me suis mise en quarantaine (façon de parler) à la salle, et que je suivais docilement des séances d’entraînement promues par des étrangers parfaitement sculptés.. Une fois chez moi hop direction la salle de bain pour prendre une série de photos « de progrès » que j’observe ensuite au lit. Mais ces gens ne sont occupés qu’à pomper du fric quelque part à travers le pays, à travers le monde. Ils t’apprennent que les muscles, les abdominaux et le tonus sont la quintessence de la «santé» et que je ne dois pas être en bonne santé si j’ai une couche de gras par dessus.

Moi et mon petit bidon qui nous lisions partout « La couche de gras sur le ventre augmente les risques de maladies cardio vasculaires ». Et encore j’ai été plus que raisonnable, je connais d’autre personnes qui ont dépensé un fric fou ; genre je teste les quarante différents types de barres de protéines qui décore mon feed Instagram. À ce moment-là, je travaillait sans relâche pour me cultiver le corps de mes rêves. J’en avais finalement atteint un point où je déprimais totalement. Je ne pouvais pas vivre ma vie sans penser constamment aux défauts que j’avais repérés la veille sur mes photos. Chaque choix que j’ai fait semblait suggérer la question suivante «Est-ce que cela m’aidera à obtenir ______?  Les critiques envers mon apparence était stressantes. Je sentais que j’avais trop d’attentes à combler, et que si mon corps n’avait pas l’air comme ci ou comme ça, il n’y avait aucune chance que je communique mon succès à mes proches. Quand tu te lance dans une nouvelle activité, tu as comme l’impression d’avoir à rendre des comptes aux autres… ce qui est complètement con en soi ! Puis un jour j’ai complètement arrêté de me scruter dans le miroir.

Peu à peu, je me suis éloignée de mon obsession avec mon corps. J’ai arrêté de prendre des selfies de contorsionniste, à m’observer sous tous les angles. Et j’ai évolué, plus détendue, plus mature, plus en paix avec moi-même. Je prends rarement des photos de mon corps maintenant. Je juge mes séances d’entraînement, mes habitudes alimentaires et mes décisions globales en fonction de mon ressenti. Ma valeur ne repose plus sur ce à quoi je ressemble. En m’éloignant de mon corps, je m’en suis rapproché en quelque sorte. En supprimant l’aspect physique de l’évaluation de ma pratique j’ai été forcé de me concentrer sur les choses que vous ne pouvez pas voir. Les sentiments, la force, la passion. Je suis forte parce que je me sens capable de faire les choses, pas parce qu’une manifestation extérieure de bras plus tonique le dit. Je suis confiante parce que je peux me pousser à être meilleure, pas parce que je possède un corps sur lequel les autres vont baver Je suis en bonne santé parce que je prends des décisions qui laissent mon corps et mon esprit le plus heureux, pas parce que je dis toujours non au dessert proposé par ma maman. C’est en prenant du recul que j’ai réalisé comme j’était en paix avec mon corps jusqu’à ce que je me souvienne à quel point j’avais été en guerre avec lui des années auparavant.
Alors oui il y a toujours des choses que je n’aime pas, que j’aimerai améliorer. Mais mon dieu, cela ne m’empêchera plus d’aller à la plage, ou de me balader à moitié à poil chez moi si j’en ai envie.

Si actuellement vous sentez que vous portez plus d’attention à votre apparence qu’à ce qui vous fait vraiment du bien à l’intérieur, prenez un moment pour prendre du recul. Réalisez que vous n’avez pas besoin de validation externe pour vivre votre meilleure vie. Comprenez que l’apparence extérieure de votre corps ne communique pas votre succès ou votre échec en tant qu’individu. Prendre des décisions en fonction de ce qu’elles vous font ressentir, vous rendent-elles heureuse ? Je ne me suis rapproché de mon corps que lorsque j’ai commencé à l’écouter. Ce qu’il a à dire est sans doute plus puissant que ce qu’il doit montrer. L’apparence de mon corps est une combinaison d’exercice et de bonnes habitudes alimentaires oui, mais elle est aussi soumise à la génétique, à la nature. Je ne peux pas changer certains aspects de mon corps. Accepter qu’il y ai des choses que je ne peux pas changer m’a fait grandir.

Ce que nos corps ont à dire est si important. Écoutez le. Aujourd’hui, je peux confortablement dire que je suis heureuse dans mon corps. J’adore ce que je ressens quand je mange mon bol de nice cream préféré, ou quand je reste au lit toute la journée alors que je devais faire ma séance. J’aime ce que je ressens quand je mange jusqu’à ce que je sois fuuuuullll au lieu de me forcer à finir mon assiette. J’adore ce que je ressens quand je dis oui au dessert au chocolat et que je m’installe devant un film avec. J’adore ce que je ressens quand je finis un entraînement ultra stimulant et que je souris dans le miroir du vestiaire exprimant silencieusement ma gratitude pour un corps qui me permet de faire de telles choses. J’aime ce que je ressens quand je donne la priorité à ma famille et à mes amis, les gens que j’aime. J’adore ce que je ressens quand je saute dans la piscine par une chaude journée d’été avec ma meilleure amie, sans penser à l’apparence de mon corps. Mon corps est plus que ce que vous pouvez voir. Ton corps est plus que ce que je peux voir. Nos corps savent ce qui est le mieux pour eux. C’est notre travail d’écouter plus et de regarder moins.
Des bisous !

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3 Commentaires

  1. Sarah
    6 décembre 2018 / 9 h 21 min

    Merci pour ce super article !
    Tu as parfaitement raison là dessus. Mais quid du regard des hommes ? On est jugées sur notre apparence en tant que femmes par les hommes qui cherchent toujours un corps parfait, bien foutu, taille 36, sans rondeurs, et j’en passe tellement la liste des critères de ces hommes est longue !
    Sommes-nous condamnées au célibat si on est enrobées ? Et c’est là qu’il y a la souffrance de ne pas ressembler aux corps parfaits qu’on voit sur Instagram ou dans les médias…

  2. Etre-re
    6 décembre 2018 / 10 h 20 min

    Superbe article! Tellement de vérité! Merci à toi de nous remettre les pieds sur terre à un moment donné où il est trop facile de se perdre soi même au milieu de ces images de corps parfait/ sur-fait et surtout à mon sens pas heureux.

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